LITHOGRAPHIES

Peintre, aquarelliste, dessinateur, Julien Le Blant est aussi un excellent graveur et lithographe. Alors que dans les livres illustrés par Le Blant des burinistes reprenaient ses dessins, pour ses poilus, l’artiste a travaillé lui-même ses estampes : eaux-fortes, aquatintes ou lithographies.

Ces 3 lithographies réalisées en fin d’année 1915 et tirées à 300 exemplaires ont pour titres: le « Cinéma », les « Convalescents » et le « Retour au front ». Le journal Le Gaulois du 7 janvier 1916 en fait écho:

« Par ce temps de tir rapide et de vitesse à outrance, la mode en art est aux lithographies, où le crayon exprime en quelques traits, sur la pierre, les impressions les plus vécues et les plus fortes. C’est ainsi qu’un maître, M. Le Blant, autrefois le peintre des chouans, et depuis lors le peintre des villages d’Auvergne, s’est naturellement attaché, en ce temps de guerre, à l’étude de nos soldats, sous des traits décisifs et prompts. Trois lithographies, qui sont déposées chez Legoupy, boulevard de la Madeleine, et chez Hellen, boulevard Saint-Germain, traduisent avec une vigueur et une vérité surprenantes non seulement l’allure, mais l’état d’âme sérieux et résolu de nos vaillants soldats. Ces lithographies ont pour titre : le « Cinéma », les « Convalescents » et le « Retour au front », c’est-à-dire les adieux à la gare après les quatre jours de permission : des femmes résignées, des enfants enthousiastes, des hommes trop fiers de leur mission pour s’attarder aux émotions familiales. C’est une synthèse de la France actuelle. On recherchera plus lard ces lithographies comme œuvre et comme souvenir.

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